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Faire confiance et s’abandonner

J’y croirais dur comme fer, je pensais que c’était gagné, dans la poche! 
Que ce rdv n’était qu’une formalité et que Clémence intégrerait cet IME après les vacances, comme c’était prévu. 
Il y a bien une place dans cet établissement, mais nous ne voulons pas pour toi d’un simple « placement », mais bel et bien d’un endroit où nous serons certains que tu pourras apprendre et t’épanouir. Un endroit, où nous serons heureux de te laisser chaque matin sans qu’aucuns doutes ne planent . 
Dès les premiers échanges avec la directrice et la visite des locaux j’ai compris que cet établissement n’était vraiment pas fait pour toi… Quelle déception, quelle désillusion. Ma vue s’est brouillée, je n’écoutais déjà plus rien. Les portes se ferment les unes derrières les autres, il y a toujours quelque chose qui cloche!
De toute façon cette année rien ne se passe comme je le voudrai. Après notre mauvaise expérience dans cette classe ulis, je croyais qu’on avait eu notre amas de galères et que c’était bon! Mais le chemin de ta scolarisation ne fait que slalomer, à m’en donner mal au cœur. 
Je suis partie de ce rdv la gorge nouée avec une irrésistible envie de pleurer, j’ai serré ta petite main bien fort comme pour puiser du courage et te demander aussi pardon. Maman en a gros sur la patate. 
Pourquoi est ce si compliqué de trouver cet établissement où tu pourrais être heureuse? Je le veux pourtant tellement, je le veux pourtant si fort. 
J’en arrive à me dire que cette année nous devons peut être simplement la passer ensemble. C’est peut être ce qu’il veut finalement le Bon Dieu. 
Faire confiance et s’abandonner, pas si facile comme programme, surtout quand on connaît mon amour des apprentissages scolaires et ma patience. Un véritable challenge ! 
Je suis rentrée en me sentant toute molle, vide, sans énergie. 
L’heure du dîner approche et l’épluchage de ces oignons tombent à pic! Je peux laisser couler mes larmes sans que personne n’y voit que du feu. Déjà plus de deux mois que tu es à la maison…
Les légumes sont maintenant coupés et une bonne odeur de soupe commence à se répandre dans la maison, camouflant l’effluve de mon chagrin . 
J’attrape le téléphone pour reprendre mes recherches. Haut les cœurs ! 

Agnès

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